Le laboratoire de BGene à Grenoble comprend deux unités complémentaires : le Dry Lab, dédié à la conception de l’écoprocédé de production de nos molécules d’intérêt, et le Wet Lab où nous mettons en œuvre ce nouveau procédé pour produire des arômes et fragrances par fermentation de sucres de deuxième génération.

Aujourd’hui, nous vous présentons les spécificités de notre Dry Lab et vous expliquons son rôle au sein du laboratoire de microbiologie de BGene.

Quel type de recherches mène BGene dans son Dry Lab ?

Les opérations bio-informatiques effectuées en amont dans le DryLab sont essentielles à la préparation des applications biotechnologiques et des procédés de fermentation de précision. En effet, sans ces opérations, lancer une production de molécules en WetLab serait voué à l’échec.

Pourquoi ? La réponse tient en deux mots : optimisation enzymatique.

Comme nous l’avons dit, notre unité de fabrication est basée sur le principe de la fermentation, où des micro-organismes comme des levures et des bactéries (prévoir lien vers métabolisme bactérien article avril), en se nourrissant d’une matière première (notre fameux sucre de deuxième génération), produisent la molécule que nos partenaires recherchent. Mais ces bactéries, à l’origine, ne savent pas fabriquer ces molécules d’intérêt. Elles « apprennent » à le faire grâce à des enzymes que nos BGeners intègrent à leur organisme.

Le Dry Lab est le lieu où se passe cette recherche d’enzyme. Qu’elles existent telles quelles dans la nature ou qu’il faille les optimiser génétiquement, nos bio-informaticiens ont à leur disposition toute la technologie nécessaire à l’identification des enzymes (ainsi que leurs futurs hôtes) les plus performantes.

Nos outils et notre matériel de pointe

Chez BGene, nous sommes fiers d’avoir développé nous-mêmes nos propres outils d’analyse et de recherche en matière d’optimisation enzymatique.

Notre plus value est d’être capables d’activer de nombreux leviers différents pour optimiser la fonctionnalité d’une enzyme :

  • Optimisation de l’activité enzymatique sans données préalables grâce à l’utilisation de l’intelligence artificielle.
  • Optimisation de la stabilité par modèles physiques, en combinaison avec l’optimisation de l’activité. Le site actif (lieu où l’enzyme va fixer son ligand) est conservé.
  • Suppression de l’inhibition allostérique, ce qui permet d’avoir une enzyme toujours active, quel que soit le milieu biologique (à confirmer/compléter par BGene)
  • Optimisation de codon, pour obtenir des enzymes parfaitement adaptées aux réactions souhaitées.

Ce n’est qu’une fois les enzymes sélectionnées et optimisées que nous pouvons passer à la fabrication des composés demandés par nos partenaires.